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Hypertrophie ventriculaire

Je ne trouve pas d'information sur l'hypertrophie ventriculaire dans les brochures de la Fédération Française de Cardiologie. Pouvez-vous m'en dire l'origine, les conséquences et les risques ? – Mr B.B. (par courriel)


Vous souhaitez avoir des informations sur les conséquences et les risques d'une hypertrophieAugmentation anormale du volume, ici du cœur ventriculaire. Celle-ci peut avoir tous les degrés et, de ce fait, les risques et conséquences ne sont pas les mêmes, selon les cas.

Certains sujets ayant une activité sportive intense, professionnelle par exemple, peuvent développer une hypertrophie ventriculaire. Le muscle cardiaque, comme tous les muscles striés, peut effectivement s'hypertrophier. Il est alors difficile de séparer, dans ces cas, le normal du pathologique et, de ce fait, d'autoriser la poursuite sans risque de l'activité. Parfois, l'hypertrophie apparaît spontanément et l'on parle alors de cardiomyopathieTerme générique désignant une maladie (pathie) du muscle cardiaque. Il en existe deux types principaux: dilatée (le cœur est dilaté), hypertrophique (paroi cardiaque épaissie). hypertrophique.

Les conséquences de cette hypertrophie musculaire cardiaque sont un remplissage insuffisant de la cavité cardiaque en diastolePhase de dilatation des cavités cardiaques qui se remplissent de sang. et, donc, à la systolePhase de contraction des ventricules qui éjectent le sang du cœur, le ventricule gauche dans l'aorte, le ventricule droit dans l'artère pulmonaire. suivante, une éjection sanguine diminuée entraînant une possible baisse du débit cardiaqueVolume de sang mis en circulation par le cœur en une minute (environ 5 litres par minute au repos). et, surtout, une élévation insuffisance de ce débit à l'effort. Parfois l'hypertrophie est telle qu'elle entraîne une gêne à l'éjection ventriculaire, avec une obstruction intra ventriculaire en systole du fait de l'obstacle musculaire.

Au plan clinique, la maladie peut se manifester par des douleurs thoraciques, de l'essoufflement, des palpitations ou des syncopes, c'est-à-dire les signes de n'importe quelle affection cardiaque.

Les risques sont représentés par de possibles arythmies ventriculaires dont certaines peuvent être très graves. Ces maladies peuvent être traitées médicalement et, dans certains cas, par chirurgie.

(22/04/2009) Dr Guy Hanania, cardiologue bénévole
de la Fédération Française de Cardiologie

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