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Questions et Réponses Traitements

Ablation par radiofréquence

Suite à des problèmes de rythme qui subsistent depuis plusieurs années, mon cardiologue me propose de subir une intervention chirurgicale consistant en l'ablation par radiofréquence. Quels sont les meilleurs hôpitaux dans ce domaine ?

Réponse du Dr Guy Hanania, cardiologue bénévole (27/04/2011)

Votre cardiologue vous a proposé de traiter votre trouble du rythme cardiaque par cardiologie interventionnelle (ablation par radiofréquence). Il ne s'agit pas de chirurgie mais d'un cathétérisme cardiaque (voir notre page consacrée au Traitements du trouble du rythme) prolongé et minutieux pendant lequel le cardiologue interventionnel spécialiste qui a monté des sondes dans vos cavités cardiaques interrompt les voies anormales qui favorisent votre trouble du rythme.

Votre cardiologue a sûrement un centre de référence avec lequel il est en relation habituelle et travaille en toute confiance.

Tous les centres français qui pratiquent la rythmologie interventionnelle (CHU, hôpitaux généraux, hôpitaux ou cliniques privés) ont reçu un agrément des autorités scientifiques cardiologiques, fondé sur la compétence et l'expérience des médecins y pratiquant cette technique, sur un nombre suffisant de cas effectués chaque année, sur un équipement et dans un environnement médico-technique adéquat. en l'absence de cet agrément, l'activité n'y serait pas autorisée.

Ne cherchez donc pas loin de chez vous un centre qui serait “ meilleur ” que celui que vous propose votre cardiologue.

Ablation par radiofréquence d'un flutter

Pouvez-vous m'apporter des précisions sur l'ablation par radiofréquence d'un flutter ? On m'a parlé de repérage. Et qu'en est-il du traitement anticoagulant ? – Mme M.A. (71430 Palinges)

Réponse du Dr Joseph Philippe Etiévent, cardiologue bénévole (04/10/2010)

Effectivement, pour l'ablation du flutter par radiofréquence, un repérage doit être effectué pour localiser le site de déclenchement de la tachycardie en vue de sa destruction. Ce repérage est effectué au cours de la même séance, au début de celle-ci.

Le taux de succès de la procédure est estimé à 95 %. Des rechutes peuvent survenir, le plus souvent à distance, et justifier une nouvelle séance d'ablation. Le problème des anticoagulants est plus difficile car le traitement peut demeurer nécessaire même en cas de succès et de restauration du rythme sinusal (rythme normal). Si vous êtes intolérant, votre cardiologue doit apprécier avec vous les risques relatifs des deux attitudes : prescrire des anti-vitamines K ou seulement des antiagrégants plaquettaires.

Âge, force et tension artérielle

À 91 ans, j'ai encore pour l'avenir beaucoup de forces dans les bras et les jambes. Si je fais diminuer une tension trop élevée (d'après contrôle), je crains que mes forces diminuent, ce qui serait dommage. Quel est l'avis de votre Fédération de cardiologie à ce sujet ? – J.D. (06400 Cannes)

Réponse du Dr Guy Hanania, cardiologue bénévole (09/04/2011)

Même à votre âge, une élévation importante des chiffres tensionnels ne doit pas être négligée.

Évidemment, comme vous le suggérez, la correction de votre hypertension doit être prudente et progressive pour que le traitement ne provoque pas de chute trop brutale de votre tension, ni d'hypotension orthostatique ni, non plus, d'effets secondaires qui vous handicaperaient dans la vie courante.

Votre médecin est sûrement conscient de ces impératifs et s'il vous propose un traitement, c'est probablement que votre tension est réellement trop élevée. Il adaptera la posologie en tenant compte de votre âge, en commençant par de petites doses, quitte à les augmenter progressivement et prudemment en cas d'effet insuffisant.

Alimentation et traitement anticoagulant

Je suis porteuse depuis quelques mois d'une valve aortique mécanique. Mon médecin traitant m'a expliqué que je ne devais pas manger de chou, salade, tomate trop souvent mais pour le reste ? Et pour les exercices sportifs (je marche difficilement avec deux béquilles, je ne vais pas loin) ? – G.M. (35770 Vern)

Réponse du Dr Guy Hanania, cardiologue bénévole (14/03/2011)

Les recommandations de votre médecin à propos de votre alimentation sont justifiées par la poursuite du traitement anticoagulant indispensable au bon fonctionnement de votre prothèse mécanique aortique.

Il vous a sûrement explique que ce traitement devait être contrôlé par réalisation régulière d'un INR qui, pour une valve aortique en rythme sinusal, doit être compris entre 2 et 3. Il se trouve que l'efficacité de ce traitement est conditionné par de nombreux paramètres, dont l'alimentation. Les aliments contre lesquels il vous a mis en garde peuvent, en effet, favoriser une modification de l'anti-coagulation obtenue pour une même dose de médicament.

Il ne faut cependant pas exagérer l'importance de ces variations. Ce n'est qu'en cas d'alimentation non équilibrée que ces effets peuvent se faire sentir. Vous pouvez donc en consommer, de temps à autre, en quantité limitée. Le plus important est de faire contrôler régulièrement votre INR et de faire adapter la dose du traitement en fonction du résultat de l'examen.

Quant à une activité sportive, comme vous me dîtes marcher à l'aide de deux béquilles, je pense que votre état relève plutôt de la rééducation kinésithérapeutique. L'important pour vous est d'éviter les chutes et d'avoir toujours sur vous un document indiquant que vous êtes sous traitement anticoagulant.

Anévrisme de l'aorte abdominale à 60 mm

Membre donateur de la Fédération Française de Cardiologie depuis de nombreuses années, je me permets de solliciter aujourd'hui votre avis. Suite à un angioscanner récent, on a évalué chez moi un anévrisme de l'aorte abdominale à 60 mm. Représente-t-il forcément, dans l'état actuel des choses, un risque de rupture ? Existe-t-il des statistiques à ce sujet ? Un suivi périodique par échographie permettrait-il de vérifier son évolution et de déclencher un "signal d'alarme" en temps utile ? – Mr M.D. (81990 Frejairolles)

Réponse du Dr Guy Hanania, cardiologue bénévole (22/04/2009)

Il existe effectivement des statistiques évaluant les risques de rupture d'une anévrisme abdominal, basées sur le suivi de groupes de plusieurs milliers de patients. À votre niveau de dilatation, les risques de dilatation sont évalués entre 10 et 20 % par an.

Ce risque important justifie donc la recommandation actuelle d'opérer un anévrisme au-delà de 55 mm de diamètre. Vous n'êtes donc plus dans le cadre d'un suivi de la progression de votre anévrisme mais dans celui d'une indication opératoire.

Deux techniques sont envisageables : la chirurgie conventionnelle et la mise en place d'une endoprothèse par cardiologie interventionnelle. Cette technique supporte un risque opératoire moindre que la chirurgie. Néanmoins, ses résultats sont moins constants avec un risque de fuite para prothétique liée aux conditions anatomiques de l'anévrisme. Si bien qu'à l'heure actuelle, cette technique n'est recommandée que pour les patients à haut risque chirurgical, soit très âgés, soit présentant une contre indication à un geste chirurgical.

La décision doit être pris au niveau local, en concertation avec les médecins et les chirurgiens qui vous ont pris en charge. Eux-seuls peuvent vous proposer la technique la mieux adaptée à votre cas.

Dernières questions posées à nos cardiologues

13/02/2012 Cardiofréquencemètre

Pouvez-vous me conseiller un bon cardiofréquencemètre que j'envisage d'utiliser après la pose d'un stent ? – Mr R.L. (par courriel)

13/02/2012 Fermeture d'une communication inter-auriculaire, déroulé opération

Âgé d'un peu plus de 30 ans, on m'a découvert une communication inter-auriculaire. Ma mère s'était faite opérer sensiblement au même âge avec succès, mais je dois vous avouer ma profonde angoisse face à cette opération à cœur ouvert, notamment à l'idée d'être temporairement relié à une machine dans le cadre de la circulation extra-corporelle. – M. P.R. (par courriel)

13/02/2012 Effets du massage cardiaque

J'ai assisté à une réanimation cardio-respiratoire. Je voulais savoir comment le cœur redémarrait : le massage entretient-il un phénomène physico-chimique qui "redémarre la pile" ? – Mme C.H. (par courriel)