Conditions de prise de la tension artérielle
Je constate que les médecins ne prennent pas la tension artérielle de la même façon . Certains me font asseoir sur la table d'examen, d'autres me demandent de m'allonger, ou encore ne font qu'une prise, deux, voire trois quasiment coup sur coup, tantôt sur le bras droit, tantôt sur le gauche... Je me suis aperçu que les mesures variaient également significativement en fonction de tous ces paramètres et je pense que ces conditions peuvent conduire à des résultats erronés. Quelles sont les bonnes pratiques recommandées en la matière ? – Mr J.L. (59910 Bondues)
La tension artérielle (TA) doit être mesurée chez un sujet au repos depuis 5 à 10 minutes, détendu, d'abord en position couchée, puis en position debout, en comparant la valeur obtenue aux deux bras.
Ceci permet ainsi d'identifier une asymétrie tensionnelle entre le bras droit et le gauche, significative sur elle est égale ou supérieure à 20 mm Hg. La mesure de la TA en position couchée puis debout permet d'identifier une hypotension orthostatique. D'après l'OMS, la détermination précise de la tension artérielle nécessite trois mesures successives, la troisième mesure servant de référence.
Les résultats sont exprimés en centimètre ou, mieux, en millimètres de mercure (Hg). Les chiffres normaux atteignent, chez l'adulte, 110 à 140 - 60 à 80 mm Hg. Ils ne doivent pas dépasser 160 - 90 mm Hg chez le sujet âgé.
(23/09/2010) Dr André Grand, cardiologue bénévolede la Fédération Française de Cardiologie
Dernières questions posées à nos cardiologues
Pouvez-vous me conseiller un bon cardiofréquencemètre que j'envisage d'utiliser après la pose d'un stent ? – Mr R.L. (par courriel)
Âgé d'un peu plus de 30 ans, on m'a découvert une communication inter-auriculaire. Ma mère s'était faite opérer sensiblement au même âge avec succès, mais je dois vous avouer ma profonde angoisse face à cette opération à cœur ouvert, notamment à l'idée d'être temporairement relié à une machine dans le cadre de la circulation extra-corporelle. – M. P.R. (par courriel)
J'ai assisté à une réanimation cardio-respiratoire. Je voulais savoir comment le cœur redémarrait : le massage entretient-il un phénomène physico-chimique qui "redémarre la pile" ? – Mme C.H. (par courriel)


