Tabac

Tabac 


Un poison doublé d’une drogue

La fumée inhalée à chaque bouffée de cigarette renferme des centaines de poisons toxiques : plus de 4000 substances dont des métaux lourds (mercure et plomb) et différents types de goudrons. Elle contient également de la nicotine, responsable du phénomène de dépendance physique au tabac et qui fait entrer le tabac dans la catégorie des drogues. Sur le plan cardiaque, la toxicité du tabac est liée essentiellement au monoxyde de carbone, un gaz invisible et inodore, qui se fixe sur l’hémoglobine du sang, et perturbe ainsi le transport de l’oxygène vers l’ensemble de l’organisme.

L’ennemi de votre cœur et de vos vaisseaux

Les méfaits du tabac sur le cœur et les vaisseaux sont nombreux :
  • il favorise la constitution de plaques d’athérome sur les parois des artères. Ces plaques sont constituées de cholestérol et recouvertes d’un tissu fibreux. Elles diminuent le calibre des artères, le sang circule moins bien et le corps est moins bien oxygéné ;
  • il favorise la formation de caillots (thrombose) venant obstruer brutalement les artères ;
  • il altère aussi la capacité de dilatation des vaisseaux, ce qui peut provoquer des spasmes artériels, avec une interruption brutale de la circulation sanguine.
Ces mécanismes sont déterminants dans la survenue des accidents vasculaires graves, avant tout l’infarctus du myocarde, mais également les occlusions artérielles aiguës au niveau des artères des jambes et les accidents vasculaires cérébraux.

Les femmes particulièrement exposées

En fumant, les femmes perdent une grande partie de la protection cardiovasculaire qu’elles ont naturellement jusqu’à la ménopause. L’association tabac et pilule contraceptive augmente de façon importante le risque d’infarctus du myocarde.
En fumant pendant la grossesse, une femme prive partiellement d’oxygène son bébé, ce qui nuit à sa croissance. Elle peut donner naissance à un bébé plus fragile et le risque de mort subite du nourrisson est augmenté.
Tous les fumeurs augmentent de façon très significative leur risque d infarctus du myocarde et de mort subite, quel que soit l âge. Ce risque augmente considérablement en fonction de la consommation. Le tabac est le facteur de risque essentiel et souvent isolé des infarctus des sujets de moins de 50 ans. Chez les patients ayant déjà eu un accident coronarien, la poursuite du tabagisme double le risque d un nouvel infarctus.
Il n y a pas de « petit tabagisme » : une consommation de quelques cigarettes par jour, de même que le tabagisme passif (la « fumée des autres »), peuvent être à l origine d accidents vasculaires, y compris chez des sujets jeunes.

Quelle méthode pour arrêter ?

Il est vivement conseillé aux fumeurs qui souhaitent s'arrêter de s'entourer des conseils d'un médecin ou d'un pharmacien pour analyser précisément son type de dépendance. Les patchs ou gommes à mâcher fournissent la quantité nécessaire de nicotine pour supprimer l'effet de manque. Le patch délivre la nicotine au cerveau de façon continue et la dépendance est moindre : il est alors plus facile de se déshabituer de la gestuelle liée à la cigarette. Il est en revanche impératif d'avoir le bon dosage de nicotine, adapté à son propre niveau de dépendance. C'est là que les conseils du médecin vous seront précieux. Le temps nécessaire pour se sevrer est de 6 semaines à 6 mois selon les personnes. Durant cette période, les doses de nicotine sont progressivement diminuées. Il n y a pas de contre indication à utiliser la substitution nicotinique chez les patients coronariens. Seront abordés également par le médecin les autres problèmes que peut poser le sevrage (dépendance psychique et comportementale, prise de poids )

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