Des progrès spectaculaires
La recherche multiplie les alternatives thérapeutiques
La prise en charge des maladies cardiovasculaires est un des domaines de la médecine qui ont le plus progressé au cours des dernières décennies. Grâce aux progrès de la recherche, des traitements variés, efficaces et de moins en moins lourds sont disponibles, ou le seront bientôt, pour la plupart des maladies cardiovasculaires.
Des techniques simples qui changent la vie des cardiaques
Véritable révolution, la cardiologie interventionnelle s’impose aujourd’hui comme une alternative crédible à la chirurgie et devient la référence pour de nombreuses maladies.
Les bénéfices sont immenses pour les patients car les interventions, réalisées sous anesthésie locale, sont beaucoup moins traumatisantes.
Le traitement des rétrécissements coronaires se pratique ainsi par l’implantation d’un stent, un petit ressort qui dilate l’artère. Les pontages deviennent plus rares.
La plupart des implantations de prothèses électriques actives (stimulateurs cardiaques traditionnels pour cœurs trop lents, défibrillateurs automatiques pour la prévention de la mort subite chez les patients à haut risque, stimulateurs cardiaques triple-chambre pour resynchroniser les cœurs défaillants...) sont maintenant réalisées par cathétérisme sous anesthésie locale.
Dans le domaine des cardiopathies congénitales, plusieurs malformations simples peuvent être corrigées sans chirurgie.
Pas de médicaments sans recherche
Les médicaments à disposition du cardiaque ont moins de 30 ans :
- antiarythmiques (troubles du rythme),
- diurétiques (insuffisance cardiaque et
- hypertension artérielle),
- vasodilatateurs (circulation sanguine),
- cardiotoniques (insuffisance cardiaque),
- antiagrégants plaquettaires et anticoagulants
(développement de «thrombus» ou caillots
sanguins),
- hypolipémiants (graisses présentes dans le sang
et les cellules)...
Hier, les grandes premières étaient chirurgicales
| 1953 | 1re intervention à cœur ouvert.
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| 1954 | 1re implantation d’un stimulateur cardiaque. |
| 1964 | 1er pontage aorto-coronaire. |
Aujourd'hui, la recherche a généralisé des techniques moins lourdes
1986
| 1re mondiale : mise en place d'un stent intracoronaire (Toulouse).
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2002
| 1re mondiale : implantation d'un «stent valvulé» sur l'aorte (Rouen). |
2004
| L'angioplastie et les stents représentent 85 % des gestes de revascularisation. |
Une innovation prometteuse de la recherche française : le remplacement de la valve aortique
L’équipe de cardiologie du CHU de Rouen (Pr Cribier) travaille sur ce sujet depuis 14 ans. Une valve artificielle percutanée basée sur les principes combinés du stent et de la bioprothèse valvulaire chirurgicale est introduite dans les vaisseaux sanguins par cathétérisme et menée jusqu’à la valve malade.