Les maladies coronaires

Les maladies coronaires 


Elles sont dues essentiellement à l’athérosclérose. Cette maladie des artères correspond au développement de plaques graisseuses, appelées plaques d’athérome, dans la paroi interne des vaisseaux. La plaque d’athérome, alimentée par le cholestérol, va se développer jusqu’à provoquer un rétrécissement (sténose) gênant le passage du sang. Elle constitue alors un véritable piège à caillots, puisqu’au passage de la sténose, le sang freiné a tendance à y déposer des éléments de coagulation (plaquettes et fibrine). On parle alors d’athérothrombose.
Elle est à l’origine de l’angine de poitrine, de l’infarctus du myocarde, de l’artérite et de l’attaque cérébrale … Ces pathologies sont variables selon l’âge. Ainsi, l’infarctus du myocarde, conséquence de l’atteinte des artères du cœur peut survenir dès l’âge de 40 ans. La fréquence des accidents vasculaires cérébraux liés à l’atteinte des artères irriguant le cerveau apparaît plutôt après 65 ans. L’artérite des membres inférieurs consécutive à une obstruction des artères des jambes dépend plus encore des années de tabagisme que de l’âge.

L’angine de poitrine et l’infarctus du myocarde

Comme tout muscle très sollicité mais insuffisamment oxygéné, le myocarde va subir une crampe douloureuse. C’est l’angine de poitrine (ou angor), qui est la toute première étape de la maladie coronaire. Elle peut aussi aboutir à l’infarctus du myocarde, généralement en trois étapes :
- l’angor d’effort, qui se manifeste lors d’efforts physiques, de moins en moins importants avec l’évolution,
- l’angor de repos, qui se manifeste même en l’absence d’effort physique et est de moins en moins soulagé par le traitement médical,
- l’infarctus, la zone musculaire dont l’irrigation est jusque là mal assurée, est victime d’une obstruction brutale de la coronaire par un caillot piégé sur la plaque d’athérome.
La baisse, voire l’arrêt de l’irrigation et de l’oxygénation (ischémie myocardique) exposent le myocarde à la perte irrémédiable d’un grand nombre de cellules (nécrose). La conséquence en sera une diminution plus ou moins sévère de la fonction-pompe du ventricule gauche.


L’artérite des membres inférieurs

Son développement progressif va entraîner un état similaire à celui de l'angine de poitrine : l'apparition de crampes au mollet à la marche. Largement favorisée par le tabagisme, l'artérite non traitée ou négligée aboutit à une situation d'asphyxie des tissus musculaires, similaire à la nécrose de l'infarctus. L'artérite est responsable d'amputations, dont un très grand nombre pourrait être évité si le diagnostic et le traitement survenaient plus précocement et surtout avec l'arrêt définitif du tabagisme.


Les accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Comme les cellules du muscle cardiaque, celles du cerveau, les neurones, sont très vulnérables à la privation d'oxygène. Les AVC sont de deux types :

- l'AVC ischémique, consécutif à l'obstruction d'une artère par un caillot ;
- l'AVC hémorragique (rupture d anévrysme). Cet accident survient surtout sous l'influence de l'hypertension, qui fragilise les petits vaisseaux.

Chaque AVC entraîne une perte de neurones. C'est ainsi qu'un déficit de fonctionnement peut s'installer progressivement ou brutalement, qui peut aller de simples difficultés d'élocution, de mémoire ou de manipulation jusqu à l'hémiplégie.
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