DossiersNuméro 154 (mars-avril 2006)
Le dossier : Les accidents vasculaires cérébraux : des conséquences redoutables, mais pas de fatalité![]() L'accident vasculaire cérébral (AVC), plus communément appelé « attaque cérébrale », frappe chaque année en France quelque 130 000 personnes (150 000 si l'on ajoute les récidives) : toutes les quatre minutes, une personne est victime d'un AVC. Or, ses conséquences sont redoutables puisque une personne sur cinq décède dans le mois qui suit, trois sur quatre conservent des séquelles, une sur trois risque une récidive dans les cinq ans. Une personne sur quatre ne reprendra jamais d'activité professionnelle. C'est en outre la troisième cause de mortalité, la deuxième cause de démence, la première cause de handicap. Cependant cette maladie, extrêmement grave, souffre de retards dans notre pays dans les domaines de la prise en charge en urgence et de la rééducation, pourtant deux domaines clés de cette pathologie. Autre retard considérable : l'information du public, lequel méconnaît encore trop les AVC et leurs conséquences, les signes qui peuvent l'alerter et les mesures de prévention. D'où l'intérêt de l'organisation, le 4 mai prochain, de la troisième journée de prévention des accidents vasculaires cérébraux. L'occasion de souligner que les AVC ne sont pas une fatalité, qu'il est possible de les prévenir et d'éviter ainsi leurs conséquences tant redoutables sur les plans personnel et familial. Dossier réalisé par le Docteur France Woimant, Présidente de la Société Française Neuro-Vasculaire, le Professeur Yves Samson, chef de service urgences cérébro-vasculaires, et Guy Malherbe. | ||
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