DossiersNuméro 153 (janvier-février 2006)
Le dossier : Halte à l'infarctus![]() Une douleur qui serre « comme un étau », qui dure et irradie souvent vers les épaules, le bras gauche ou les deux bras, la gorge, les mâchoires, le dos... parfois accompagnée de sueurs, d'une difficulté à respirer, de palpitations, de nausées : autant de signes d'alerte qui imposent l'urgence absolue de la prise en charge de l'infarctus en cours de constitution et dont les premières minutes sont celles de tous les dangers. Rien ne doit passer avant sa prise en charge ! Quels que soient le moment de la crise - y compris la nuit ou au petit matin - la peur de déranger, le lieu où l'on se trouve - chez soi, au travail, en vacances - il faut téléphoner au 15 dès les premiers symptômes. L'enjeu est de taille : il s'agit de stopper l'infarctus, de l'empêcher de s'étendre. C'est une question de survie. Chaque minute compte, aussi bien pour prévenir la mort subite et mettre la victime dans un environnement sécurisé, médicalisé, que pour préserver au maximum le muscle cardiaque en rétablissant au plus vite la circulation du sang. Il s'agit de déclencher au plus tôt la chaîne de survie, la chaîne aux quatre maillons : alerte précoce, réanimation cardio-pulmonaire, défibrillation cardiaque et soins médicaux, sur place grâce au SAMU, puis à l'hôpital, via l'Unité de Soins Intensifs Coronaires (USIC). Dossier réalisé avec la collaboration des Professeurs Alec Vahanian et Daniel Thomas, respectivement président et président sortant de la Fédération Française de Cardiologie (FFC), le Professeur Pierre Carli, directeur du SAMU de Paris et les Docteurs Jean-Michel Juliard et Olivier Hoffman. « Halte à l'infarctus » est aussi le thème de la campagne nationale annuelle de la FFC. |