Actualité santéLe prélèvement d'organes après arrêt cardiaque
L'Agence de la biomédecine a mis en place un protocole très strict concernant le prélèvement sur donneur décédé après un arrêt cardiaque, qui satisfait aux dispositions éthiques et déontologiques.Le protocole de prélèvement sur personne décédée après un arrêt cardiaque ne permet d'envisager le prélèvement que si le décès est dûment constaté et le certificat de décès signé par le médecin en charge de la personne. Le protocole pour l'examen et la recherche précise des signes cliniques permettant d'affirmer la mort doit être rigoureusement respecté. C'est une condition indispensable pour interroger le registre national des refus et contacter la famille. Dans un premier temps, l'Agence de la biomédecine a souhaité mettre en place cette pratique pour le prélèvement rénal dans 10 sites hospitaliers disposant des moyens appropriés et déjà expérimentés dans la prise en charge des donneurs et de leurs proches : Angers, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Paris (Kremlin-Bicêtre, Pitié-Salpêtrière, Saint-Louis) et Strasbourg. Il faut rappeler que chaque année, plus de 13 000 personnes sont en attente d'une greffe d'organes. Ainsi, au 31 décembre 2007, le prélèvement sur personnes décédées après arrêt cardiaque a permis de réaliser 43 greffes rénales. Agnès Chabanet Site de l'Agence de biomédecine, avril 2008 Retour vers la liste des actualités santé |