La tension artérielle
« Le coeur est dans une agitation continuelle ». (Hippocrate -460 à -377 avant J.-C.)
Cette agitation est en réalité un mouvement périodique rythmé par deux bruits que l'on appelle le cycle cardiaque (ou révolution cardiaque). ). Le cœur est un moteur, une pompe automatique qui se contracte (on parle de systole) 50 à 80 fois par minute au repos et plus fréquemment à l’effort ou lors d’une émotion.
Le cycle cardiaque
Ce cycle cardiaque est perceptible à l'oreille sous la forme de deux bruits et de deux silences, un petit et un grand. Le premier bruit du cœur, provoqué par la fermeture des valvules mitrale et tricuspide, marque le début du premier temps du cycle cardiaque ou systole (du mot grec signifiant contraction). Pendant ce temps, ou petit silence, les ventricules vont éjecter simultanément leur contenu de sang : le ventricule droit vers les poumons par l'artère pulmonaire, le ventricule gauche vers les viscères et les tissus par l'aorte et ses branches.
C'est la quantité de sang éjecté à chaque systole qui détermine le débit cardiaque (environ cinq litres par minute). C'est la baisse de ce débit par rapport aux besoins qui définit l'insuffisance cardiaque.
Après la systole survient la diastole, ou grand silence, dont le début est marqué par le deuxième bruit du cœur, qui traduit la fermeture des valvules séparant l'aorte et l'artère pulmonaire des ventricules. Pendant ce temps, les ventricules se relâchent (on parle de relaxation) et se remplissent du sang que leur déversent les oreillettes (remplissage ventriculaire) et se préparent à la systole suivante.
La tension artérielle, c'est la pression artérielle
La tension artérielle n’a rien à voire avec la tension nerveuse. La tension artérielle c’est la pression qui règne à l’intérieure des artères. La mise en tension des parois artérielles permet au sang de circuler correctement et de parvenir, par les grosses, moyennes, petites artères et les vaisseaux capillaires, jusqu'aux endroits les plus éloignés et les plus infimes de notre corps, du cuir chevelu aux orteils.
La tension artérielle (3D - 1mn10s)
Grâce à son élasticité, l'artère joue une rôle actif et complémentaire du cœur dans la propulsion du sang. Au moment de la systole, les artères se dilatent au passage de l'onde sanguine créée par la contraction du cœur et l'éjection du sang via le ventricule gauche. Durant le blanc entre deux contractions, tandis que le ventricule gauche se remplit d'un nouveau volume de sang à éjecter (diastole), c'est l'artère qui, après avoir été dilatée par la pression systolique, revient à sa position en se contractant (les artères sont des tissus vivants, musclés qui se contractent et se dilatent ) et propulse le sang, qui circule ainsi, de façon pulsatile, dans tout le corps.
La pression artérielle varie à divers moments de la journée. Elle s'abaisse durant le sommeil et le repos, remonte au cours de diverses activités, atteints des sommets en cas d'émotions soudaines et d'efforts violents (en particulier au cours d’efforts toniques). La chaleur va entraîner une baisse de la pression artérielle par vasodilatation artérielle. En revanche, le froid aura l’effet inverse avec vasoconstriction artérielle et augmentation de la pression artérielle. Cette dernière peut baisser après un bon repas, monter lors d'une activité " stressante ", etc.
Mise à jour : 23/09/2010
La vidéo présentée sur cette page est issue d'un partenariat entre la FFC et le laboratoire Novartis dans le cadre d’une action de prévention. Elle peut être retrouvée sur www.mediathequenovartis.fr


